Vous avez envie d’un grand voyage en Egypte, mais pas d’un circuit expédié à toute vitesse entre deux autocars ? La croisière sur le Nil reste l’une des plus belles façons de découvrir le pays. On glisse d’un temple à l’autre, on dort pendant les trajets, on se réveille face à des palmeraies, et l’on visite Louxor, Edfou, Kôm Ombo ou Assouan sans changer d’hôtel tous les soirs. Sur le papier, c’est simple. En réalité, le choix du bon voyagiste ou de la bonne agence de voyage change tout : confort à bord, taille du groupe, qualité du guide, sérieux des transferts, clarté des tarifs, ambiance générale.
Le vrai piège ? Se laisser séduire par de jolies photos ou des promesses trop vagues. Entre les grands acteurs du tourisme, les plateformes de comparaison, les agences locales et les offres “tout compris” plus ou moins transparentes, il faut trier. Bouclez votre sac et lacez vos bottines, c’est parti ! Voici un guide concret pour repérer le bon partenaire, comprendre les types de bateaux, comparer les budgets et choisir une excursion fluviale qui vous ressemble vraiment.
En bref
- 🧭 Le meilleur voyagiste n’est pas forcément le plus connu, mais celui qui correspond à votre style de voyage.
- 🚢 Pour une première croisière sur le Nil, le bateau classique offre souvent le meilleur équilibre entre confort et budget.
- ⛵ Une dahabieh convient très bien à ceux qui cherchent une expérience plus calme, plus intime et plus authentique.
- 📋 Vérifiez toujours ce qui est inclus : transferts, pension, guide francophone, visites, vols, visa, pourboires.
- 🌡️ La période d’octobre à avril reste la plus agréable, avec un bon compromis en octobre, novembre, mars et avril.
- 💬 Une agence de voyage sérieuse affiche des avis vérifiables, une présence locale réelle et une tarification claire.
- 🏛️ L’itinéraire Louxor–Assouan demeure le grand classique, avec option Abou Simbel pour les passionnés d’histoire.
1. Quel voyagiste choisir pour une croisière sur le Nil : les critères qui comptent vraiment
Quand vous cherchez un voyagiste pour une croisière sur le Nil, la première bonne question n’est pas “quelle offre est la moins chère ?”, mais “quelle expérience voulez-vous vivre ?”. Un couple en voyage de noces n’aura pas les mêmes attentes qu’une famille avec enfants ou qu’un duo de passionnés d’archéologie. Ce point paraît évident, pourtant beaucoup de voyageurs comparent uniquement le prix affiché. Résultat : ils réservent une formule qui ne leur correspond pas, puis découvrent sur place un groupe trop grand, un rythme trop dense ou un bateau sans charme. Le bon choix commence donc par vos priorités.
Deux grandes options se présentent souvent à vous : le grand opérateur international ou l’agence locale spécialisée. Le premier rassure par sa logistique et son image de marque. Vous aurez souvent un parcours très cadré, des départs fréquents et un service client organisé. En revanche, ces circuits sont parfois plus impersonnels. Les groupes peuvent être nombreux, les horaires rigides, et l’immersion locale plus limitée. À l’inverse, une agence basée en Egypte connaît le terrain au quotidien. Elle sait quels embarcadères sont fluides, quels guides sont vraiment bons, et quelles étapes valent le détour au-delà du catalogue standard.
Bien choisir son intermédiaire, c’est donc vérifier cinq points précis. D’abord, l’ancrage local. L’entreprise a-t-elle une équipe sur place ? Un numéro local ? Une capacité d’intervention rapide en cas de changement d’horaire ou de souci de santé ? Ensuite, la transparence tarifaire. Une offre sérieuse détaille clairement ce qui est compris : hébergement à bord, repas, transferts, visites, guide, taxes éventuelles. Elle précise aussi ce qui ne l’est pas : vols internationaux, visa, boissons, pourboires, options comme Abou Simbel ou la montgolfière à Louxor.
Troisième point : les guides certifiés. C’est un critère énorme. Entre une visite des temples menée à la chaîne et une lecture vivante de l’histoire pharaonique, l’écart est immense. Un guide francophone officiel transforme la balade en récit. Il vous explique la symbolique des reliefs, le rôle des dieux, les traces d’époque gréco-romaine, et replace les sites dans leur contexte. Quatrième point : l’expérience réelle sur le Nil. Une structure installée depuis plus de dix ans possède souvent un réseau fiable de capitaines, chauffeurs, cuisiniers et accompagnateurs. Enfin, cinquième point : les avis vérifiables. Cherchez des retours détaillés sur Google, TripAdvisor ou d’autres plateformes indépendantes, avec des dates et des précisions concrètes.
Le saviez-vous ? Une offre très visible sur internet n’est pas forcément la plus adaptée. Dans le tourisme, la présence marketing peut dépasser la qualité réelle de terrain. Autrement dit, la première position dans les résultats ne garantit pas le meilleur souvenir de voyage.
Prenons un cas concret. Sophie et Karim veulent célébrer leurs dix ans de mariage. Ils hésitent entre une grande compagnie et une petite structure spécialisée. La première propose un tarif correct, mais avec un groupe de plus de 40 personnes et un programme très standard. La seconde affiche un budget un peu supérieur, mais inclut une dahabieh, dix voyageurs maximum et un guide francophone dédié. Leur décision devient simple dès qu’ils comprennent ce qu’ils paient : pas seulement un trajet, mais une ambiance, un rythme et une qualité d’accompagnement.
Pour vous aider, vérifiez systématiquement ces éléments avant de réserver :
- ✅ Demandez le nom exact du bateau et cherchez des photos récentes.
- ✅ Exigez un programme jour par jour avec les horaires approximatifs et les escales.
- ✅ Contrôlez les inclusions : pension complète, transferts, entrées, guide, taxes.
- ✅ Renseignez-vous sur la taille du groupe pour éviter les mauvaises surprises.
- ✅ Vérifiez les conditions d’annulation et l’assistance sur place.
À ce stade, vous avez déjà une grille de lecture solide. Le bon voyagiste n’est pas un nom magique : c’est celui qui combine clarté, présence locale et cohérence avec votre projet. Et justement, pour affiner ce tri, il faut maintenant parler du bateau, car c’est lui qui donnera sa vraie couleur à votre aventure.

2. Bateau classique, dahabieh, felouque ou sandal : quel type de croisière sur le Nil choisir ?
On sous-estime souvent ce point, alors qu’il est central : le type d’embarcation influence directement votre confort, votre rythme et votre perception du fleuve. En clair, vous ne vivrez pas le même voyage sur un grand bateau-hôtel, sur une dahabieh élégante ou sur une felouque rustique. Voilà pourquoi le bon choix ne dépend pas seulement du budget. Il dépend aussi de votre tolérance au confort simple, de votre envie de calme et de votre manière de découvrir l’Egypte.
1. Le bateau classique : le réflexe pratique pour une première expérience
Le bateau de croisière traditionnel reste le plus répandu sur le Nil. C’est souvent un bon point de départ pour une première excursion fluviale. Vous y trouvez des cabines climatisées, une salle de bain privée, un restaurant de bord, parfois une piscine, un solarium, un bar et des animations en soirée. Le tout avec une logistique bien huilée. Pour des voyageurs qui veulent voir les grands sites sans trop se compliquer la vie, c’est franchement efficace.
Ce type de formule convient bien aux familles, aux amis qui voyagent pour la première fois en Egypte ou à ceux qui veulent un cadre confortable sans exploser le budget. En revanche, l’ambiance peut être plus standardisée. Si vous rêvez d’une navigation lente et silencieuse, il faudra regarder ailleurs.
2. La dahabieh : le charme intimiste
La dahabieh fait souvent chavirer les voyageurs qui veulent plus qu’un simple circuit. C’est un voilier traditionnel chic, à taille humaine, avec peu de passagers. Le rythme y est plus doux, plus contemplatif. On y gagne en tranquillité, en cachet et parfois en qualité culinaire. Certaines escales sont aussi plus discrètes, loin des grands flux. Vous êtes dans une vraie odyssée pédestre et fluviale à la fois, pas dans une mécanique touristique.
Cette option plaît beaucoup aux couples, aux petits groupes et aux voyageurs qui souhaitent une expérience plus authentique sans renoncer au confort. Le prix monte, bien sûr, mais l’atmosphère n’a rien à voir. Sur une dahabieh, le Nil devient un décor vivant plutôt qu’un simple couloir entre les temples.
3. La felouque : l’aventure pure
La felouque s’adresse à ceux qui veulent sentir le fleuve sans filtre. Ici, on dort souvent sur le pont, on vit au rythme du vent, et le confort reste sommaire. Pas toujours d’électricité, pas de douche à bord, très peu d’équipements. Dit comme ça, cela peut sembler rude. Et ça l’est un peu. Mais pour certains, c’est précisément le charme de l’expérience. Vous êtes au plus près de l’eau, du silence, du ciel et des villages riverains.
Ce format attire les aventuriers, les backpackers et les budgets serrés. Il faut simplement partir avec les bonnes attentes. Une felouque n’est pas une version “moins chère” d’une dahabieh ; c’est un autre monde.
4. Le sandal : l’option discrète pour les familles
Moins connu, le sandal occupe une place intéressante. Plus spacieux qu’une felouque, souvent plus intime qu’un bateau classique, il peut être très agréable pour une famille ou un petit groupe qui souhaite privatiser son séjour. L’ambiance est conviviale, la circulation à bord est simple, et l’on garde une sensation de proximité avec le fleuve.
Pour résumer les grands repères, voici un tableau pratique :
| Type 🚢 | Durée typique ⏳ | Confort 😌 | Budget moyen 💶 | Profil idéal 👥 |
|---|---|---|---|---|
| Bateau classique | 4 à 5 jours | Cabine, climatisation, restauration, parfois piscine | 600 € à 900 € | Première croisière, familles |
| Bateau prestige | 5 à 7 jours | Cabines spacieuses, service haut de gamme | 1 500 € à 3 000 € | Couples, voyage premium |
| Dahabieh | 6 à 8 jours | Intimiste, élégant, très calme | 1 200 € à 2 200 € | Authenticité et confort |
| Felouque | 2 à 8 jours selon formule | Rustique, nuit à la belle étoile | 250 € à 775 € | Aventuriers, petits budgets |
| Sandal | 6 à 8 jours | Privatif, familial, bon niveau de confort | 1 850 € à 2 000 € | Familles, petits groupes |
Un bon voyagiste doit vous orienter vers le bateau adapté à votre profil, et non vers celui qui lui rapporte le plus. C’est là qu’on reconnaît une vraie agence de voyage sérieuse. Vous voulez du confort simple et efficace ? Prenez un bateau classique. Vous voulez un séjour raffiné et paisible ? Regardez la dahabieh. Vous rêvez d’aventure brute ? La felouque vous appellera. Le bateau ne sert pas juste à se déplacer : il définit le ton de tout le séjour.
Pour mieux visualiser les différences entre les formules et comparer votre profil de voyage, voici un outil pratique à consulter avant réservation.
Quel type de croisière sur le Nil choisir ?
Comparez en un clin d’œil les grands styles de croisière sur le Nil selon votre profil, votre budget et votre envie d’authenticité.
| Type de croisière | Idéal pour | Confort | Intimité | Durée | Budget | Navigation | Authenticité |
|---|
Lecture rapide
Plus un niveau est élevé, plus le critère est marqué. Le budget est exprimé en ressenti relatif: économique, modéré ou premium.
Conseil éditorial
Pour un premier séjour sur le Nil, le bateau classique reste souvent le plus simple. Pour une ambiance plus intime, la dahabieh séduit davantage.
Une fois le bateau choisi, il reste une autre décision cruciale : quand partir et quel itinéraire retenir. Car sur le Nil, la saison change autant l’ambiance que la coque sous vos pieds.
3. Quelle période et quel itinéraire privilégier pour une croisière sur le Nil ?
Le meilleur choix de voyagiste ne sert à rien si vous partez à une période qui ne vous convient pas. La saison modifie la lumière, la fréquentation, le rythme des visites et même votre fatigue. Sur le Nil, cela se sent tout de suite. Entre octobre et avril, les températures sont souvent agréables, en général entre 20 et 30 °C, parfois un peu plus fraîches le matin selon les zones. C’est la grande saison des visiteurs. Les conditions sont idéales pour marcher dans les sites antiques sans avoir l’impression de traverser un four à ciel ouvert.
Décembre et février sont souvent très fréquentés. Janvier suit de près, selon les vacances scolaires et les ponts internationaux. Si vous cherchez un équilibre entre météo agréable et affluence plus modérée, octobre, novembre, mars et avril sont de très bons candidats. Vous profitez d’une belle lumière, de températures encore confortables et d’une ambiance un peu moins dense sur certains quais. C’est souvent là que se joue le bon plan : pas forcément la basse saison la moins chère, mais la fenêtre la plus agréable.
Et l’été ? Il ne faut pas l’écarter d’un revers de main. De mai à juin, puis de juillet à septembre, la chaleur devient sérieuse, parfois extrême. Les thermomètres peuvent grimper au-delà de 40 °C, ce qui transforme certaines visites en véritable défi psychologique. Pourtant, il y a un avantage net : moins de monde et parfois des prix plus souples. Si vous supportez bien la chaleur sèche, si vous visitez tôt le matin et si votre priorité est la tranquillité, l’été peut se défendre. Mais pour une première fois, la majorité des voyageurs appréciera davantage la période douce.
1. Le grand classique Louxor–Assouan
L’itinéraire le plus courant relie Louxor à Assouan, ou l’inverse, sur 4 à 5 jours en moyenne. C’est le cœur battant de la croisière en Egypte. On y retrouve les temples majeurs et des paysages splendides. Les départs se font souvent de Louxor, avec visites de la vallée des Rois et du temple de Karnak. Puis viennent Edfou, avec le temple d’Horus, Kôm Ombo et enfin Assouan avec le temple de Philae. Pour beaucoup, ce parcours représente la meilleure synthèse entre culture, navigation et logistique.
2. L’option Abou Simbel
Si vous êtes passionné d’histoire, vous aurez souvent envie d’ajouter Abou Simbel. Le site se trouve bien plus au sud, à environ 280 km d’Assouan. Cela implique une organisation supplémentaire, généralement en bus ou parfois en avion. Est-ce que cela vaut le coup ? Oui, pour beaucoup de voyageurs, car les temples de Ramsès II sont spectaculaires. Mais il faut être lucide : ce n’est pas l’ajout le plus reposant si vous disposez de peu de temps. Une bonne agence de voyage vous expliquera franchement l’effort logistique nécessaire.
3. Avec ou sans Le Caire ?
Certaines offres combinent la croisière avec quelques nuits au Caire. Cette formule séduit ceux qui veulent voir aussi les pyramides, le musée égyptien ou Saqqarah. C’est pratique, surtout pour un premier séjour en Egypte. En revanche, cela densifie le programme. Si vous rêvez surtout du fleuve et de la navigation, mieux vaut peut-être garder Le Caire pour un autre séjour afin de ne pas transformer votre aventure en marathon culturel.
Le saviez-vous ? Une partie du charme d’une croisière tient au fait que les déplacements se font souvent la nuit. Vous gagnez donc un temps précieux : pendant que le bateau avance, vous vous reposez. Le lendemain, vous êtes déjà au pied d’un nouveau site.
Imaginons Julie et Mehdi, qui partent pour six jours. Ils choisissent octobre, une dahabieh et l’axe Louxor–Assouan avec une nuit supplémentaire à Assouan. Leur séjour reste fluide, sans course permanente. À l’inverse, un couple qui ajoute Le Caire, Abou Simbel, la montgolfière et toutes les options possibles peut vite se retrouver avec un agenda trop serré. Le bon programme n’est pas celui qui coche le plus de cases, c’est celui qui laisse de la place à la découverte.
Au moment de réserver, posez-vous ces questions :
- 🌤️ Voulez-vous privilégier le confort climatique ou un budget plus doux ?
- 🏛️ Votre priorité est-elle l’archéologie ou l’ambiance de navigation ?
- 📆 Disposez-vous de 4, 7 ou 10 jours ?
- 🚐 Acceptez-vous les excursions longues comme Abou Simbel ?
- 👣 Préférez-vous un rythme dense ou plus contemplatif ?
Un itinéraire réussi n’est jamais seulement une suite d’escales. C’est un équilibre entre énergie, climat, distance et plaisir. Et pour finaliser ce projet sans mauvaise surprise, il faut maintenant regarder le nerf de la guerre : le budget et ce que paie vraiment votre réservation.
Pour prolonger vos comparaisons, regardez aussi des retours d’expérience vidéo. Ils permettent souvent de mieux sentir l’ambiance réelle à bord qu’une simple brochure.
4. Budget, prestations incluses et pièges à éviter avant de réserver votre voyage
Parlons franchement : sur une croisière sur le Nil, le prix affiché ne raconte jamais toute l’histoire. Deux offres à 850 € peuvent correspondre à des expériences très différentes. L’une inclut les transferts, le guide francophone, les repas et les visites majeures. L’autre n’inclut que la cabine et la pension de base, puis ajoute des suppléments presque à chaque étape. Voilà pourquoi le choix d’un voyagiste doit toujours passer par une lecture détaillée du devis.
Pour les repères de budget, retenez quelques fourchettes utiles. Un bateau classique de 4 à 5 jours se situe souvent entre 600 € et 900 € par personne. Une formule prestige peut grimper entre 1 500 € et 3 000 €. Une dahabieh se place souvent entre 1 200 € et 2 200 € selon la durée et le niveau de service, même si certaines offres courtes débutent plus bas. Une felouque rustique peut démarrer autour de 250 € à 450 € sur un format court, et certaines expériences plus longues encadrées montent davantage. Enfin, un sandal privatisé pour une famille peut tourner autour de 1 850 € à 2 000 €.
Ces écarts s’expliquent très bien. Vous payez la taille du bateau, le nombre de passagers, la qualité de la cabine, la cuisine, le niveau de personnalisation, la présence ou non d’un guide dédié, et parfois l’accès à des étapes moins fréquentées. Une agence locale spécialisée dans les embarcations traditionnelles peut, par exemple, proposer des formules entre 575 € et 1 600 € pour une dahabieh selon la durée. Ce n’est pas incohérent ; il faut simplement comparer à prestation équivalente.
1. Ce qui doit apparaître noir sur blanc
Avant de payer, exigez un document clair avec les inclusions exactes. Vous devez savoir si sont compris : l’accueil à l’aéroport, les transferts en véhicule climatisé, l’hébergement à bord, la pension complète, l’accompagnement par guide, les visites de temples, les taxes portuaires éventuelles. À l’inverse, il faut aussi que soient explicitement exclus les vols internationaux, le visa, les boissons, les dépenses personnelles et les pourboires.
Le visa touristique pour les voyageurs français s’obtient généralement à l’arrivée à l’aéroport en Egypte. Il coûte autour de 30 USD et se règle en liquide, en dollars ou parfois en euros selon les points d’entrée. Le passeport doit rester valide au moins six mois après la date d’entrée. Ce n’est pas compliqué, mais une bonne agence de voyage vous le rappellera clairement.
2. Les faux bons plans
Méfiez-vous des promotions trop agressives. Une réduction spectaculaire cache parfois un bateau vieillissant, un niveau d’entretien moyen, un guide absent, ou des visites transformées en options coûteuses. Le secteur du tourisme adore les grandes promesses. La parade est simple : comparez toujours le contenu réel, pas seulement le chiffre final. Demandez aussi le nom précis du navire et des photos récentes, pas des images génériques.
3. L’exemple du “pas cher” qui revient plus cher
Marc réserve une offre à 690 € sur une plateforme internationale. Sur place, il découvre que les transferts ne sont pas compris, que le guide francophone n’est disponible qu’à certaines escales, et qu’Abou Simbel, les entrées de plusieurs sites et les boissons font gonfler la note. Au final, son budget approche 1 050 €. Sa cousine, elle, a réservé à 920 € via un opérateur plus transparent. Tout était annoncé dès le départ. Le second tarif semblait plus élevé, mais il était en réalité plus honnête.
Le saviez-vous ? Le pourboire, appelé souvent baksheesh, fait partie du quotidien dans le pays. Prévoyez toujours des petites coupures 💵 pour le personnel, les chauffeurs, certains gardiens de site ou les guides. Ce n’est pas une surprise à découvrir au dernier moment.
Au-delà du prix, regardez la valeur globale. Un excellent accompagnement peut transformer une visite classique en moment mémorable. À l’inverse, une économie de quelques dizaines d’euros peut gâcher une journée entière. Sur le Nil, l’important n’est pas seulement de naviguer, mais de voyager sereinement, en sachant pourquoi vous payez et pour quoi vous signez.
5. Notre recommandation pratique et les derniers conseils pour un voyage fluide sur le Nil
Alors, quel voyagiste choisir ? Si vous cherchez une réponse simple, la voici : privilégiez une agence de voyage qui connaît vraiment le terrain, propose des embarcations cohérentes avec votre profil et affiche des prix détaillés sans zone grise. Dans cette logique, les structures locales spécialisées dans le Nil ont souvent une longueur d’avance pour une expérience plus humaine. Parmi les profils qui reviennent régulièrement dans les comparatifs récents, les agences installées de longue date en Haute-Égypte, travaillant avec de petits bateaux traditionnels et des guides francophones certifiés, offrent souvent un excellent équilibre entre immersion et sécurité logistique.
Une agence locale bien implantée peut opérer depuis plus de vingt ans entre Louxor et Assouan, limiter volontairement la taille des groupes, proposer felouque, dahabieh et sandal selon votre projet, et collaborer avec des communautés nubiennes. Ce type de positionnement plaît aux voyageurs qui veulent éviter le tourisme de masse. L’intérêt est double : vous profitez d’un séjour plus calme, et vous soutenez une économie locale davantage connectée au terrain. C’est un point qui compte de plus en plus dans le choix d’un voyage.
Bien sûr, un grand opérateur peut rester pertinent si votre priorité absolue est la simplicité d’un package complet avec départ très cadré. Mais si vous voulez une expérience plus personnalisée, plus souple, avec de vraies explications culturelles et un rythme moins mécanique, l’option locale gagne souvent la partie. La meilleure réponse n’est donc pas un nom universel. C’est un alignement entre vos attentes et la réalité proposée.
1. Les conseils pratiques à ne pas zapper
Une fois la réservation faite, préparez bien votre départ. Emportez des vêtements légers mais couvrants pour les temples, un chapeau, une crème solaire haute protection, de bonnes chaussures de marche et un petit sac à dos pour les visites. Buvez uniquement de l’eau en bouteille scellée, évitez les glaçons, limitez les crudités si vous êtes sensible, et lavez-vous les mains souvent. La fameuse turista peut vite gâcher quelques jours si vous relâchez l’attention.
Pensez aussi à votre rythme. Les départs matinaux sont fréquents pour visiter avant la chaleur. Cela fait partie du jeu. Prévoyez donc des soirées raisonnables si votre programme inclut Karnak, la vallée des Rois ou Edfou dès l’aube. Ce sont des journées intenses, mais franchement inoubliables.
2. Le bon réflexe avant de confirmer
Avant l’acompte final, envoyez une dernière série de questions. Demandez si les repas sont servis à table ou en buffet, si les cabines ont de vraies fenêtres, si la climatisation fonctionne à certaines heures seulement ou en continu, si les frais d’entrée sont compris, et quelle est la politique en cas de modification d’horaire aérien. Un professionnel solide répondra sans détour.
En résumé opérationnel, vous pouvez suivre cette méthode :
- 📝 Définissez votre profil : confort, budget, intimité, rythme.
- 🔎 Comparez 3 à 5 offres maximum pour ne pas vous disperser.
- 📞 Testez la qualité de réponse de chaque interlocuteur.
- 📄 Exigez un devis détaillé avant tout paiement.
- 🚢 Choisissez le bateau avant le slogan.
Le Nil n’est pas seulement une destination, c’est un fil d’histoire vivant. Entre les temples de pierre, les villages nubiens, la lumière dorée du soir et la lenteur du fleuve, vous ne choisirez pas juste une formule commerciale. Vous choisirez une manière de rencontrer l’Egypte. Et ça, aucun catalogue ne peut le faire à votre place.
Faut-il choisir une agence locale ou un grand voyagiste pour une croisière sur le Nil ?
Pour une expérience plus personnalisée, une agence locale spécialisée est souvent préférable. Elle connaît mieux le terrain, peut ajuster l’itinéraire et propose souvent des groupes plus petits. Un grand voyagiste reste utile si vous voulez une logistique très standardisée.
Quel est le meilleur bateau pour une première croisière sur le Nil ?
Le bateau classique est souvent le plus simple pour débuter : bon confort, cabine climatisée, restauration à bord et budget raisonnable. Si vous recherchez plus de charme et de calme, la dahabieh constitue une excellente alternative.
Combien coûte une croisière sur le Nil ?
Comptez en moyenne 600 € à 900 € pour un bateau classique de 4 à 5 jours, 1 200 € à 2 200 € pour une dahabieh, et davantage pour les formules de luxe ou privatives. Vérifiez toujours si les transferts, visites, guide, vols et visa sont inclus.
Quelle est la meilleure période pour partir en Egypte sur le Nil ?
La période la plus agréable va d’octobre à avril. Pour un bon compromis entre météo douce et fréquentation raisonnable, octobre, novembre, mars et avril sont souvent de très bons choix.
Abou Simbel vaut-il l’excursion supplémentaire ?
Oui, surtout si vous aimez l’histoire de l’Egypte antique. Les temples sont spectaculaires. En revanche, l’excursion demande du temps et de l’organisation ; elle convient mieux à ceux qui ne sont pas pressés.